GUIDE A L'USAGE DU PROMENEUR



 

 
Il n'est pas facile de rencontrer Eligune lors de vos passages à Vinon,


 
elle est tout le temps en balade...


Aussi avons-nous pensé à préparer à votre intention
avec les lignes qui suivent
une visite guidée
qui devrait vous faciliter la découverte de notre village.



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Itinéraire piéton : office de tourisme - hameau - office de tourisme

si vous êtes maintenant à l'office de tourisme**



Si la grille est ouverte, installons-nous sous l'auvent qui abrite la cour intérieure.
C’est sur cet éperon rocheux, où une église dédiée à Saint-André
donnera son nom à tout ce quartier,
que monsieur Léon Martin demanda en janvier 1874 au préfet du Var
l’autorisation de dévier les eaux du Verdon afin d’y construire un moulin.
Les travaux commencèrent en 1879 et c’est une roue à aube
installée dans le bâtiment près du Verdon qui fournira l’énergie à cette activité jusqu’en 1953.
Dans la partie centrale se trouvaient le logement du meunier ainsi que le stockage des farines.
L’aile nord abritait les écuries et le grenier à fourrages.
En 1976, le dernier meunier arrêta définitivement une activité déjà réduite
et le moulin sera finalement racheté par la commune de Vinon en 1984.
Sortons et traversons prudemment la route nationale pour avoir un meilleur point de vue
du bâtiment rénové entre 2000 et 2006.
Dans la partie gauche, l’office de tourisme est installé au rez-de-chaussée
avec en étage une salle de réunion.
La partie centrale est consacrée sur deux niveaux à l’hébergement de groupes.
Et la partie droite abrite le cinéma-théâtre
surmonté d’un étage où se répartissent les chambres de l’hébergement.
Dirigeons-nous vers le plus proche passage piéton pour retraverser la nationale.
Nous allons faire le tour du moulin et descendre sur les berges verdoyantes du Verdon.
Le camping municipal y accueille des générations de campeurs
qui viennent y chercher le calme du bord de l’eau.
Vous aurez remarqué au passage, le long du moulin une canalisation
qui semble sortir des fondations, où de l’eau coule en permanence.
Nous allons remonter et partir à la recherche du canal à ciel ouvert
qui amène cette eau jusque là.
De la petite aire de stationnement proche, l’esplanade des abeillons, un escalier nous y conduit. C’est une prise d’eau dans le Verdon, un bief au niveau du collet des Fourches à un kilomètre et demi d’ici, qui a permis en 1874 de rendre possible l’implantation du moulin.
Aujourd’hui, elle coule toujours.
A l’époque le passage de ce canal au dos des maisons du Hameau, la promenade du tor,
fut une bénédiction pour les riverains qui avaient la chance d’être sur le bon côté.
Tout le long de son cours, des jardins familiaux apparurent
apportant un certain mieux-vivre à leurs utilisateurs.
De nos jours ils n’ont plus cette fonction essentielle
en raison de l’élévation du niveau de vie et il n’en subsiste que quelques uns
passionnément entretenus par leurs propriétaires.
Partons à leur recherche en remontant le canal.
Dès le début, une extension du camping les a remplacés.
Un peu plus loin un amoureux de culture potagère résiste encore au progrès.
Une halte s’impose sur la délicate place publique ombragée
qui se découvre à gauche ,à hauteur du 185 route de Gréoux,avant d’arriver
au chemin du seuil devenu un accès piéton aux rives du Verdon.
Nous pourrions suivre le parcours de cette eau
mais cette progression ne nous apprendra rien de plus.
Tournons à gauche sous les arbres et nous apercevons déjà la place du puits
de l’autre côté de la route des gorges.
Avant de la traverser pourquoi ne pas faire un détour par le casamen des Abeils,
judicieusement éloignée des fureurs du Verdon, qui fut le berceau de ce quartier
– au XVI ème siècle une quinzaine de familles éponymes vivaient là -.
Suivons le trottoir à droite jusqu’à la plaque impasse de la cour.
La cour fermée est toujours là mais un crépi récent a effacé toute trace du bâti primitif.
Traversons prudemment la route goudronnée et nous arrivons à la place du puit
dont la fontaine de facture récente est l’ornement
et où les vieilles maisons qui l’entourent sont peu à peu restaurées ;
mais elles donnent encore une idée du caractère rural des lieux.
Quittons la place par le chemin des aires.
Bordé à gauche par encore quelques vieilles bâtisses qui ont échappé au modernisme
des deux immeubles sociaux datant des années 1960 et à droite par le nouveau visage
de villas cossues et modernes typiques de ces nouveaux lotissements
qui se substituent progressivement aux terres de culture sur cette colline des adrechts.
Cette rue bifurque à gauche à l’endroit où elle rencontre le chemin de bouyte
et longe le domaine agricole de Pèbre
– les vestiges d’une mosaïque gallo-romaine y ont été découverts en 1919 lors de fouilles archéologiques. Elle donne une idée de la richesse du lieu à cette époque -.
Malheureusement il faut se rendre à Manosque pour l’admirer.
A quelques pas de là et sur votre gauche la place des aires vous accueille
pour une halte sur les bancs qui entourent la fontaine
– construite de toute pièce en 2005, elle remplace l’ancien puits du Hameau.
Il est encore là , rue Mirabeau , et espère une rénovation -.
Si vous regardez attentivement du côté de la plaine qui s’offre à vous,
vous remarquerez dans l’angle de la place, une pierre dressée.
C’est le monument commémoratif élevé en 1991 pour rappeler un événement
de l’histoire de la Provence : La bataille de 1591.

Tout est dit sur la plaque :

DANS CETTE PLAINE LE 15 DECEMBRE 1591
L'ARMEE D’HENRI IV A VAINCU LE DUC DE SAVOIE
ET LA PROVENCE RESTA FRANCAISE
EN 1991 VINON S’EST SOUVENU


Imaginez que vous êtes en hiver 1591 à cet emplacement
et qu’il n’y a aucune construction alentour. Le pont n’existe pas et le Verdon se déplace au gré de ses humeurs dans les iscles qui sont en aval.
Le Duc de Savoie avec ses troupes renforcées de mercenaires espagnols arrive du sud,
donc de l’autre côté de la rivière, pour assiéger Vinon.
Les troupes, dites d’Henri IV , constituées de soldats provençaux
alliant catholiques et protestants, arrivent elles du nord,
donc de ce côté-ci de la rivière, pour secourir les assiégés.
Dès le matin, le Duc de Savoie aménage un gué de fortune
permettant le passage des cavaliers, le courant n’étant sans doute pas trop fort.
Au même moment, ses adversaires s’engagent dans la plaine depuis Rousset,
où les cavaliers ont rejoint les fantassins royaux, pour aller se mettre en ordre de bataille face à Vinon. Le temps passe,les escadrons de cavalerie du Duc franchissent le Verdon,
mais pas le gros des troupes à pied qui restent côté village.
Pourquoi cette cavalerie met-elle autant de temps à reformer ses rangs,
et surtout, pourquoi ne s’éloigne-t-elle pas de la rivière pour accélérer la manœuvre visant à adopter une formation et un pas de charge. Et le temps passe encore.
La cavalerie royale partie de Rousset avance à un rythme accéléré dans la plaine de Pélonière,
et, une partie de son infanterie avec ses indispensables arquebusiers est en ordre de bataille
au pied de la colline de Bouyte qui est sur votre droite.
Impétueux les seigneurs provençaux se risquent à charger. C’est le choc et la confusion.
Les escadrons savoyards sont bousculés et tentent de retraverser le Verdon.
La bataille est finie d’autant que la nuit approche.
Le Duc de Savoie repartira vers le Sud pour ne plus en revenir,
les assiégés seront libérés et la Provence restera française.

Il est sûr et certain qu’Henri IV n’est jamais passé par Vinon,
alors que le célèbre photographe Robert DOISNEAU a, lui,
immortalisé en noir et blanc les habitants du Hameau en fête en 1950.


 
photo Marion

Avant de regagner l’office de tourisme, de cet emplacement,
vous apercevrez l’originale villa Jean-Lou pur produit des années 1930,
puis le décor ad-hoc sur le rond point qui vous annonce la porte du Verdon
et quelques maisons du vieux quartier non encore restaurées.

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