LE CHEMIN DE LA RENARDE

ou le chemin des amoureux

 

 
Voici un texte, communiqué par un ami internaute, qui nous laisse dubitatif.
Est-ce une galéjade typiquement provençale ou un fait réel ?
A vous d'en juger.

*

Cette histoire se passe aux environs de 1930.
Il y avait, à cette époque, une source située sous l'actuel bassin du village.
Cette dernière avait une eau si pure, si limpide et si fraîche
que la municipalité de l'époque décida de l'exploiter.
Malheureusement le débit de cette source était des plus restreint.
En effet, ce n'était pas le goutte à goutte qui coulait mais presque.
La décision fut donc prise, par les élus locaux, d'en agrandir l'orifice.

Ils ne savaient pas, les pauvres,
que ce n'était pas en agrandissant la sortie d'un cours d'eau qu'on en augmente le débit.

La date fut donc décidée et toute la population du village fut avisée
à grands renforts de coups de trompe, maniée avec dextérité par le crieur local.
Et voilà donc réunis, pour la cérémonie :
Le maire entouré de son conseil municipal, un représentant de l'église, le maître d'école et pratiquement tout l'ensemble de la population du village, avec en plus, une fanfare.
Mais là, les souvenirs divergent.
En effet on ne se souvient plus si c'était la fanfare du cirque, de passage dans le village,
ou si c'était la fanfare locale.
Peu importe les souvenirs, une musique était là.

Il avait même été prévu l'anisette qui servirait à clôturer cette cérémonie.
Bien entendu cet apéritif serait dédoublé à l'aide de l'eau de la source.

Le moment arriva, les précautions furent prises, les gens écartés, la dynamite posée,
la mèche allumée et ce fut l'explosion.

Un énorme rocher se détacha et roula sur la pente du terrain
pour finalement s'arrêter tout près du canal d'arrosage situé en contre-bas,
au risque de le boucher si ce gros caillou était tombé à l'intérieur.
Les villageois, une fois la fumée dûe à l'explosion dissipée se précipitèrent
pour voir le résultat et là, grande fut leur déception.

Un trou béant gisait à la place de l'ancienne sortie de la source
mais par contre le débit de cette dernière était maintenant complètement tari.

La fanfare ne joua pas,
l'anis fut tout de même consommé mais avec de l'eau
qu'on alla chercher au village et la cérémonie se temina en queue de poisson.

La moralité de cette histoire
est qu'en Provence, l'eau est symbole de richesse
et que de tous temps l'homme en fut à sa recherche.

Tel un précurseur, Vinon a eu bien avant d'autres son histoire d'eau aussi.

*

Aujourd'hui, ce chemin a repris une allure moderne et il permet toujours de se rendre rapidement à pied du parking de la mairie au quartier de la Vière où se trouve l'église paroissiale.

Le nom de "renarde" qui lui a été donné intrigue les visiteurs que nous nous efforçons de rassurer :
Il n'y a jamais eu de renards dans ce secteur et le nom actuel provient, sans doute, de la modernisation du nom d'un ancien propriétaire des lieux qui devait s'appelait "reynart" aux temps médiévaux.

si vous observez attentivement la carte postale qui suit
vous noterez que les photographes-éditeurs de cartes postales ont donné, à cette voie, un nom charmant :
" le chemin des amoureux "

se basant, sans doute, sur une information glanée auprès des vinonnais de l'époque !.




 

 
collection A. Delorme

D'autres vous diront qu'il était de coutume après un mariage civil à la mairie,
de monter en cortège jusqu'à l'église pour le mariage religieux.

Toutefois il faut savoir que la mairie n'est là que depuis les années 1970 et donc que la carte est très antérieure à l'appellation.

Qui a raison ?



























 

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