GUIDE A L'USAGE DU PROMENEUR



 

 
Il n'est pas facile de rencontrer Eligune lors de vos passages à Vinon,



elle est tout le temps en balade...


Aussi avons-nous pensé à préparer à votre intention
avec les lignes qui suivent
une visite guidée
qui devrait vous faciliter la découverte de notre village.



*

Itinéraire piéton : parking du cours - partie haute du village - parking du cours.

si vous êtes maintenant sur le parking du Cours devant le magasin "au paysan" et que vous tournez le dos à la route principale par laquelle vous êtes, sans doute, arrivés:





à votre gauche vous avez ce qui reste d'un des deux moulins de la rive gauche :
le moulin LAUGIER qui a fonctionné longtemps avec la force de l'eau arrivant de Trans,
puis à l'électricité dans les années 1900 avant de s'éteindre dans les années 1950.
Devant vous l'esplanade dite "du Cours" est la place centrale de Vinon.
Les platanes maintenant partiellement séculaires ont été plantés, les huit premiers par la commune en 1805 pour embellir le village et les autres ont été offerts par la ville d'Arles dans les années 1830 pour abriter les moutons en transhumance sur la route des Alpes. A l'époque où tout se faisait à pied et où il convenait, à chaque village-étape, d'abriter et d'abreuver tous les acteurs de ces longues marches. Une fontaine édifiée en bordure de ce cours ombragé, déplaçée quelques mètres plus haut, dans les années 1950, et que vous découvrirez un peu plus loin, apportait une eau inépuisable aux bêtes tandis que les accompagnateurs pouvaient se désaltérer, eux aussi, dans un des estaminets dont le bar "le mistral" montre la position stratégique.

Image d'Epinal de tout village provençal, le boulodrome occupe la majeure partie de cette portion du Cours qu'il ne partage que du bout des lèvres avec un espace ludique aménagé dans les années 1970 où musique, jeux et danses se retrouvent à l'occasion, durant l'année. Le 14 juillet, fête nationale, et le 15 août, fête du village, ce Cours est dévolu aux forains qui l'animent bruyamment pendant trois jours. La fête belge du 21 juillet , renommée dans toute la région, s'y tient également depuis dix ans et plus de trois mille personnes y participent.
Une des particularités de Vinon est d'être un lieu de passage
et la première porte d'accès à la rivière VERDON et au Parc Naturel du VERDON.
Il n'est pas rare de retrouver sur ce Cours un rassemblement de motos ou de vieilles voitures ou une halte d'un des cars de touristes circulant en direction du Verdon et de ses célèbres gorges.
Ce que nous venons de vous décrire n'a plus du tout la même apparence le dimanche matin
car tout cet espace est occupé par les commerçants forains et paysans
qui en font un lieu très convivial et pittoresque où l'on se bouscule été comme hiver.

En nous avançant un peu, nous passons devant le local
abritant un service de la Communauté de communes Lubéron Durance Verdon (CCLDV),
- dont VINON est membre depuis 2006 -
devant la porte duquel coule en permanence l'eau qui alimentait le moulin.
Cette eau disparait sous le bâtiment qui est devenu la Mairie du Village
dans les années 1970 et dont la salle des fêtes occupe le rez-de-chaussée.
Elle ressort maintenant devant le pimpant siège rénové de la Boule vinonnaise
et bifurque à 90° dans une dérivation à ciel ouvert.
Mais arrêtons nous là et quittons à cet endroit le Cours en empruntant sur notre gauche
les escaliers qui ferment la "rue du bayle"
- c’est le régisseur des transhumances du temps passé -
qui vont nous amener au niveau de l'avenue de la Libération
.
*
Vous êtes arrivés au deuxième point de vue.
En levant la tête et en regardant sur le côté droit,
vous pouvez apercevoir le quartier dit " de la Vière ", qui sera votre prochaine étape où se trouve de nos jours l'église Saint-Sauveur. L'ancienne citadelle de Vinon, aujourd'hui disparue, était également édifiée sur ce point haut dominant le Verdon.

Pour y accéder, il suffit d'emprunter le "chemin de la renarde"
- ou plutôt de la Reynarde patronyme d’un propriétaire des lieux -
que vous apercevez d'ici et qui commence le long du parking de la mairie au pied de la colline.
Adossé à la colline rocheuse, d’un côté, et protégé par une haie de pyracanthes, de l’autre,
c’est une montée en pente douce, entrecoupée de cinq paliers, qui laisse apercevoir,
par moments,sur la gauche, le Verdon en contrebas..
Vous remarquerez au passage l’éclairage public façon « bec de gaz »
posé lors des derniers travaux de réfection dans les années 1980.
Arrivé au plus près de l’éperon rocheux, le chemin s’incurve vers la droite
et c’est par une ligne droite d’environ cinquante mètres, où dix-huit paliers atténuent votre effort, que vous arrivez au "chemin de la citadelle".
Au passage, à votre gauche des vestiges des anciennes fortifications vous donneront une idée des défenses médiévales du village et de leur périmètre.
A votre droite, vous êtes sur le palier de la "place du barri" appuyée au réservoir d’eau,
- qui dessert de ce point dominant le village -
et ceci depuis 1902 comme le dit la plaque souvenir de l’inauguration :
1902 – Gabriel ROBERT - Maire - que nous vous laissons le soin de déchiffrer.
Face à vous , l’église toute proche se dévoile
surmontant un parking tout récent auquel un escalier donne accès.
Mais nous allons sur la gauche par le "chemin de la citadelle"
longer les dernières ruines visibles sur quelques mètres
– sur instruction du Roi et du parlement de Provence
la forteresse des Hospitaliers de l’Ordre de Malte fut détruite en 1596 -
avant d’emprunter sur la droite la montée vers l’église Saint-Sauveur
– elle date du XV ème siècle et de chapelle des Hospitaliers
elle est devenue en 1600 église paroissiale.
Au XIX ème siècle elle sera réparée et agrandie vers 1854.
Elle abrite notamment un triptyque de l’Ecole de Bréa
- famille de peintres niçois du XV ème et XVI ème siècles -.
Les portes n’en sont ouvertes habituellement que le vendredi, jour de l’adoration
- et c’est la petite porte qui est ouverte ce jour-là.
De la place de l’église Vinon se découvre .
Même si nous n’avons pas de table d’orientation,
votre regard balaie de la gauche vers la droite : l’aval du Verdon, la plaine de l’aérodrome, les collines de Bouyte, le quartier des Adrechs et l’amont du Verdon.
En contre-bas , le pont, le village et le Cours vous donnent une idée
de ce que les assiégeants de la citadelle pouvaient recevoir sur la tête ! ! !
Derrière vous, la montée de la Vière
– ce terme de vière inclue à la fois l’ancienneté et la fortification; ici c’est le vieux village dont les maisons sont accrochées aux pentes sous l’église paroissiale et autour des ruines de ce qui fut la citadelle aujourd'hui disparue -
sur quelques dizaines de mètres vous fait atteindre le point culminant du vieux village.
Mais il n’y a rien de notable à y voir.
Par contre en quittant la place de l’église par la gauche,
et en amorçant la descente par la montée de l’église faisons une halte
au pied de la plaque de la rue belle vue
et retournons-nous pour regarder la façade de l’église sous cet angle
et le bâtiment haut et rectangulaire sans ouverture qui la flanque
- jusqu’en 1905 il abritait des religieux et a été vendu comme bien national à des particuliers -
Continuant notre descente, nous passons au niveau du "passage du barri"
– le barri c’est le rempart en provençal : ces maison à l’à-pic du rocher
sont les seuls éléments demeurant de l’ancienne enceinte du village -
qui mérite un détour afin d’y admirer au n° 119
une maison lauréate du concours des balcons fleuris,
avant de revenir au n° 115 rue des marseillaises
– ainsi dénommée car beaucoup de ces vielles maisons furent achetées et restaurées par des marseillais souvent estivants à Vinon -
que nous allons abandonner au n° 87 à sa jonction avec la "rue de l’horloge".
Nous changeons d’orientation et à partir du parapet bordant la tour de l’horloge
nous voyons la face ouest de Vinon avec à gauche le quartier du collège, que l’on devine,
- construit et financé par le Conseil Général du Var au début des années 2000,
il accueille environ 600 élèves venus des communes voisines du Haut-Var Verdon -
et le quartier traditionnel des jardins lui bien visible.
A votre droite, les abords du campanile ont été aménagés en un passage piéton,
qui est un raccourci vers le centre du village, auquel vous pouvez accéder,
si le cœur vous en dit, par la rue « dei catouns » - des petits chats .
Le campanile est devant vous au n° 35, mais cette tour de l’horloge ne se visite pas.
– pour construire vers 1781 cette tour isolée avec sa cage de fer, son horloge et sa cloche, il a fallu démolir un certain nombre de vieilles maisons pour ouvrir la place de l’horloge en contrebas -.
A l’époque elle devait être visible de partout, donner l’heure aux paysans
et rythmer la vie du village au son d’une cloche différente de celle de l’église.
Aujourd’hui l’horloge et la cloche sont électriques
et la mairie l’utilise pour y abriter les hauts parleurs diffusant la bonne parole.
Avant de descendre la rue prenez le temps d’observer à votre gauche
une proche colline surmontée de maisons :
c’est le quartier dit « du Pumillan » - ou la colline du milieu entre la Vière et le chemin d’Aix -
d’où les couleuvrines du Duc de Savoie bombardaient les assiégés dans la Citadelle en 1591
et où les bugadières remontaient du lavoir de la fontaine vieille pour faire sécher leur linge.
Nous allons, nous, continuer par la rue de l’horloge jusqu’à l’endroit où elle coupe la rue des fours
– en son milieu se trouvaient deux des fours de l’agglomération -
qui remonte du village. Là, nous ferons une halte pour prendre le temps en nous retournant de contempler de cet emplacement, la perspective qui a inspiré de nombreux artistes peintres et photographes qui ont immortalisé la tour de l’horloge.
Continuons l’ascension de la rue des fours sur une cinquantaine de mètres pour arriver
« place du 19 mars »
– évocation du 19 mars 1962 date du cessez-le-feu des opérations en Algérie –
qu’un monument commémoratif rappelle de l’autre côté de cette place.
Nous n’allons pas continuer vers les quartiers qui se devinent plus haut
mais plutôt descendre par la rue du puits pour arriver place de l’horloge au cachet si rétro
avant de tourner dans l’avenue de la Libération qui nous ramène vers l’esplanade du Cours
en passant devant la fontaine qui nous invite à faire une pause rafraîchissante dans un environnement fleuri , fruit du travail de nos jardiniers municipaux, au milieu des vinonnais.

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